Comment les Macron transforment l'affaire Brigitte en affaire Marie-Antoinette
Hasard du calendrier : cette semaine, l'affaire Brigitte connaît d'importants dénouements judiciaires. Mais l'affaire Brigitte existe-t-elle ?
Coup sur coup, l’affaire Brigitte a connu deux rebondissements essentiels, qui la transforment de façon manifeste en affaire Marie-Antoinette. Ce n’est plus l’épouse du Président de la République qui est au centre de l’affaire, mais une puissante parmi les puissantes qui s’attaque à de pauvres citoyens en colère contre le pouvoir, et qui utilise toutes les armes confiées par les institutions pour faire taire des petites gens sans défense.
Dans le déséquilibre des forces en jeu, les Macron se montrent intraitables avec des Français ordinaires… et leurs excès de revanche poussent même la Justice, pourtant si peu indépendante en France, à les désavouer.
Les “diffamatrices” relaxées
Premier moment de l’affaire : l’audience en appel d’Amandine Roy, alias Delphine Jegousse, et Natacha Rey, qui sont largement à l’origine de “l’affaire Brigitte”. Natacha Rey se présente comme journaliste. Elle soutient, pendant 4 heures, en décembre 2021, sur la chaîne Youtube d’Amandine Roy, medium, que Brigitte Macron est un homme.
C’est le début d’une affaire qui sera creusée par Xavier Poussard, dans Faits & Documents, feuille historique d’information d’Emmanuel Ratier, rachetée par Alain Soral.
Après de nombreuses tergiversations, les Macron ont attaqué les deux femmes en diffamation, dans des conditions sur lesquelles je reviendrai… Si les Macron ont remporté une victoire en première instance, obtenant la condamnation des deux femmes à 8.000€ de dommages et intérêts pour Brigitte Macron et à 5.000€ pour le frère de celle-ci, les deux condamnées ont été relaxées en appel.
En termes de communication, cette relaxe est évidemment cataclysmique pour les Macron, puisqu’elle sera comprise dans le monde entier - et à tort, nous allons le voir - comme la reconnaissance par la justice française de la transsexualité de Brigitte.
Brigitte n’a pas attaqué sur son orientation sexuelle…
En réalité, cette décision judiciaire ne concerne nullement la question de l’identité sexuelle de Brigitte Macron, qui ne faisait pas l’objet du dépôt de plainte. Je ne reviendrai pas ici sur les maladresses de communication de Brigitte et de son entourage qui ont prétendu avoir porté plainte contre la rumeur de transsexualité.
En réalité, la plainte portait sur des accusations de détournement de mineur et de falsifications d’actes administratifs, portées à l’encontre de Brigitte Macron et de son frère, Jean-Michel Trogneux. Natacha Rey soulignait en effet qu’Emmanuel Macron avait 14 ans et non 17 lorsqu’il a commencé sa relation intime avec Brigitte. Sur ce fait, les deux accusées ont obtenu la relaxe au bénéfice de la “bonne foi”.
En l’état, Brigitte Macron n’a donc attaqué personne sur le motif de sa transsexualité, dont le sujet a été systématiquement écarté des débats.
C’est là l’une des aberrations du dossier, qu’on peut appeler aussi ambiguïté. Pourquoi Brigitte Macron ne fait-elle pas la lumière sur cette question ?




