20 Commentaires
Avatar de User
Avatar de Maivan LECOQ

C'est le deuxième article que je lis, dans lequel vous évoquez longuement la mort de votre fils.

Par deux fois j'ai lu vos mots la gorge serrée et le souffle court.

Je suis tristement admirative du sang-froid et du recul avec lequel vous parvenez à raconter ce drame épouvantable. Et tout aussi scandalisée par l’absence d’empathie du médecin qui « soignait » votre Max.

Vous avez raison : aujourd’hui, le prétexte du « manque de moyens » revient tel un leitmotiv pour maquiller la paresse, l’incompétence et la malhonnêteté les plus crasses de certains fonctionnaires (pas tous, je le souligne).

Quand vous dites « l’hôpital public constitue aujourd’hui un monstre froid, inhumain, dominateur et sans état d’âme où le droit du patient n’a guère sa place. », j’acquiesce avec douleur.

Au printemps dernier, quelque part en Bretagne, ma tante, si joyeuse et vivace, est sortie handicapée d’une intervention neurochirurgicale. Ses lésions cérébrales ont été jugées « irréversibles » par un seul et unique médecin, alors que notre famille exigeait le diagnostic d’autres spécialistes.

L’hôpital s’y est opposé (il ne tenait peut-être pas à ce que des professionnels compétents consultent le dossier).

Et comme « ses lésions cérébrales étaient irréversibles », l’équipe soignante a décidé, contre notre avis et malgré tous nos recours, à stopper ses soins et son alimentation.

Après 3 mois de privation de soins et de nourriture, ma tante est morte de faim et d’épuisement. Dans l’hôpital censé la soigner.

Donc je ne partage que trop votre colère.

Je suis terriblement, infiniment désolée pour Max.

Avatar de JeannEnchante

1990... Max avait l'âge de ma petite sœur... et de beaucoup de mes élèves chanteurs : d'une grande sensibilité ces enfants... comment ne pas être touchée... J'ai failli ne pas pouvoir arriver au bout de votre article... mais par respect pour votre partage... force et courage à vous Éric.

Avatar de Christelle Girerd

100 % d'accord avec vous. Cette accumulation de fainéantise, d'indifférence, d'égoïsme, en un mot d'inhumanité, est insupportable. Et comme dans votre cas malheureusement elle a parfois (régulièrement ?) des conséquences atroces. Mais aucun de ces avachis de la conscience ne daignera lever un sourcil en hommage à votre fils et à votre douleur. Ils continueront à protéger leur petit pré carré coûte que coûte, à afficher "fermé" à 17 heures (vos 17h45 sont bien indulgentes) et à pleurnicher sur leurs difficultés imaginaires. Courage à vous, ne les lâchez pas. Et toutes mes pensées dans ce drame avec lequel vous devez vivre chaque jour.

Avatar de Philla 07

Je suis profondément touché par ce qui vous est arrivé. Comment ne pas crier devant l'inadmissible. Merci à vous d'exprimer votre humanité. ❤

Avatar de JeannEnchante

Il n'y a pas de mots...

Vous voyez si clair ! Merci.

Pensées de soutien pour vous ❤️

Avatar de knipper

On ne fait pas le deuil de son enfant... et oui aussi ce n'est pas dans la douceur qu'on récupérera notre destin notre liberté. Il est grand temps... et bon courage à vous.

Avatar de Miaude42

Comme je compatis à votre douleur d'avoir perdu votre fils par suicide. La mort brutale par accident d'un être cher est difficile à vivre mais le suicide est terrible. Je l'ai vécu avec mon frère il y a de nombreuses années, le deuil se fait très lentement, quand il se fait !

De plus se voir refuser des explications est en dessous de tout. Le comble de l'inhumanité.

Courage à vous dans votre combat.

Avatar de Marie

J admire votre courage face à ce drame épouvantable et la suite qui y est donnée.

Mais vous avez la force de continuer le combat qu'est bien souvent la vie.

Permettez-moi de vous embrasser. Merci.

Avatar de Elin

Toute ma compassion à vous et à votre famille. Perdre un enfant est une douleur indicible. Je comprends votre combat pour éviter que d’autres vivent cela et pour rendre justice à votre garçon. Il est scandaleux que ce système public, si avantageux pour les médecins, soit incapable d’apprendre et d’accepter la critique. Cette situation est extrêmement dangereuse....

Avatar de Chantal Roccia

Trop émue pour écrire beaucoup de choses. De tout coeur avec vous et avec Max, dont vous êtes le porteur de la mémoire et de l'âme.

Avatar de SCAPA

Très touché par ce long récit avec toutes les précisions et informations sur vous apportez. Je me sens assez impuissant vis à vis de la douleur qui doit être la votre et la déception des réponses judiciaires liées à cet événement.

Avatar de Wassila Beneddine

Merci Eric pour ce témoignage. Merci aussi de votre confiance, nous amis du CDS et Verhaeghe Briefing. J’avais reconnue à faire une carrière de pharmacien hospitalier à cause de ce que vous appelez «  l’hôpital ce monstre froid »! J’étais jeune mais mon instinct m’avait emmenée sur une autre voix … Voilà, l’article le plus poignant que je n’ai jamais lu au sein de votre tribune.

Avatar de Pagura

Profondément désolé et attristé de la perte de votre fils, j'approuve totalement votre démarche.

Cordialement

Emilio Pagura

Avatar de Dali

Bonsoir...

Mon Dieu si je pouvais vous parler...En vous lisant..J'ai vu ma propre histoire..Sauf que moi ce n'était pas un TS mais une agression..

Je me suis préparée et habillée en blanc...Sans savoir pourquoi..J'étais heureuse et quelques heures après vers 3h du matin Mon ex a surgit dans mon appartement et j'ai fini par la fenêtre...Hôpital Fracturee ( colonne vertébrale, poignet, astragale...J'étais entrain de mourir sous les yeux de mon fils de 7 ans..Compression de ma cage thoracique Je ne respirais plus..J'avais 27 ans

Je vous lisais et je me revoyais..Bravo pour votre courage et votre détermination pour la vérité Pour votre fils Pour moi se fût une autre histoire pour démontrer tt ça à la justice malgré les témoins

Ils sont inhumains!!! Tous du dépôt de plainte aux plus hautes instances Pourtant, j'avais toutes les preuves de mon agression

J'ai toujours espoir d'une justice un jour...

Avatar de jd.metzger

J'ai lu votre article avec intérêt et je compatis à votre peine.

Vous avez laissé échapper un détail qui m'incite à penser que les tendances suicidaires de votre fils qui ont été reconnus par le psychiatre de service résulteraint en fin de compte d'un gros déficit hypothyroïdien. L'hypothyroïdie est quasiment la mère de toutes les pathologies et tout est conçu certainement de manière intentionnelle pour empêcher toute possibilité de diagnostic sérieux et si au siècle dernier on savait soigner correctement ce type d'affection en France particulièrement on s'est démerdé pour que les suppléments thyroïdiens soit devenus inopérants. J'aimerais pouvoir vérifier éventuellement mon diagnostic aussi vous pouvez me contacter par le blog de Jean-Daniel Metzger qui est actuellement en sommeil mais vous pouvez me joindre par ce moyen.

Avatar de Suzanne et Minette

L’histoire du suicide de votre fils est une tragédie absolue, je suis surpris que le jeune psychiatre ait dit a votre fils qu’il avait le droit de se suicider,c’est moralement choquant. Pire qu’il ne devait pas se suicider en période délirante de peur que vous lui fassiez un procès ! C’est tout aussi moralement choquant. Il serait peut être intéressant de montrer le dossier médical de votre fils à un expert psychiatre, car le jeune médecin a peut être commis une erreur de diagnostic et donc de thérapeutique, si le diagnostic était une « mélancolie délirante » et non pas une schizophrènie votre fils aurait pu bénéficier de sismothérapies très efficaces pour traiter cette maladie, par contre les antipsychotiques et les antidépresseurs ne fonctionnent pas dans les mélancolies. Un professeur de psychiatrie spécialisé dans les troubles bipolaires de l’humeur pourrait peut être vous aider. Aristote a écrit « du génie et de la mélancolie » Votre histoire est accablante de souffrance, surtout confrontée au manque d’humanité de certains médecins.