Alexandre Jardin donne-t-il une leçon d'infiltration cognitive au RN ?
Le RN n'a rien vu venir, dirait-on. Positionné de longue date sur le sujet des ZFE, le parti de Marine Le Pen se voit concurrencé par l'écrivain grand bourgeois qui joue aux pauvres...
Alexandre Jardin vient donc de lancer le mouvement des #Gueux, qu’il a utilement et efficacement préparé avec une habile campagne sur les Zones de Faible Emission (ZFE), véritable urticant de la France périphérique qui menaçait d’être préempté par le Rassemblement National. Bien entendu, cette affaire se fait entre gens de bonnes compagnies qui cultivent les non-dits pour rassurer les foules.
On n’aura toutefois pas trop de mal à comprendre que, dans l’entourage de Macron, la grogne contre cette innovation de l’écologie punitive qu’est la zone à faible émission a vite retenti dans les oreilles comme l’annonce d’un possible nouveau soulèvement de type Gilets Jaunes qui poserait des problèmes complexes. En leur temps, les Gilets Jaunes étaient des “petits nouveaux” hors de toute sphère politicienne ou partisane claire. Cette fois, le risque d’une “convergence des luttes” entre le Rassemblement National et les Français à vieille bagnole en colère est réel et pourrait donner un tour très différent à la grogne.
Le parcours personnel d’Alexandre Jardin incline en tout cas à penser qu’il est un agent de la caste en service commandé pour neutraliser un mouvement populaire. Mais, sur ce point, je laisse chacun se faire son idée.
Faut-il être surpris de l’intervention inopinée d’un Alexandre Jardin dans le champ des “Gueux” à cette occasion, et plus largement à l’approche des élections présidentielles ? Je voudrais expliquer pour quelles raisons, selon moi, cette arrivée est tout sauf inopinée, et tout sauf étrangère à une stratégie d’infiltration cognitive destinée à torpiller le rapprochement possible entre le Rassemblement National et le peuple des conducteurs de vieilles bagnoles Diesel.


